Hier l’opérateur Free a encore bousculé le paysage de la téléphonie en France. Il était d’ailleurs assez amusant d’entendre les commentaires des médias et des spécialistes du secteur entre condescendance et mépris pour le buzz crée sur ce lancement. Mais les technophiles savent que l’internet Français ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans les innovations que Free impose à ses concurrents et ne s’endort pas sur la rente.
Nous bénéficions en France , de l’une des offres internet les moins chères et des plus développés dans le monde et c’est grâce à deux points :
- l’infrastructure cuivre développée, faut-il le rappeler, par le service public du téléphone qui garantie aujourd’hui à une très grande majorité d’habitant l’accès au haut-débit sur l’ensemble du territoire (avec encore ici et la des zones d’ombres, comme à l’Elsau par exemple)
- Free qui a rapidement innové sur ce secteur avec sa box, obligeant les concurrents à « suivre » et à ne pas s’endormir sur leurs rentes.
(les opérateurs concurrents qui « réagissent » dans l’urgence à l’offre de Free sont drôles, car ils valident tacitement le fait qu’ils prenaient leurs clients pour des vaches à lait »)

Nous avons, y compris pour les besoins technologiques, besoin d’un état qui joue son rôle. Qui structure, réglemente, et investit pour garantir l’égalité territoriale républicaine, mais d’opérateurs privées qui jouent réellement le jeu d’une concurrence libre et non faussée.
On peut se rendre compte, à travers l’exemple des télécoms, que c’est bien l’état qui est moteur, mais bien les opérateurs privées qui doivent jouer le jeux.
Preuve, s’il en est que quand la concurrence est libre et non faussée, c’est le citoyen qui gagne.
Mais depuis une quinzaine d’années, depuis la privatisation de France Télécom (en 1997, suite à une directive Européenne), les opérateurs ne font qu’exploiter un réseau existant. Nous voyons bien les difficultés pour le privé de proposer la fibre (FTTH) malgrès la démarche volontaire de l’ARCEP.
La carte du déploiement d’Orange est hélas très parlante :

Sans l’état, les opérateurs privés vont au plus rentable et il n’y a pas de couverture de masse.
Free : lancement de l'offre mobile par Free